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Burundi - Etude de faisabilité des transferts monétaires au Burundi, Mai 2017


Burundi - Etude de faisabilité des transferts monétaires au Burundi, Mai 2017

Depuis de nombreuses années, le Burundi fait face à une récurrence de chocs et catastrophes. Des mécanismes de système d'alerte précoce sont mis en place, mais la préparation et la réponse aux urgences reste un défi.  Une étude de faisabilité sur les modalités d’assistance dans les camps de réfugiés, menée conjointement par le PAM, le HCR et l'ISTEEBU en juin 2012, avait recommandé l'introduction de la modalité de transfert monétaire (TM) sous forme de bons comme modalité d’assistance alimentaire la plus rentable dans le camp et ce en utilisant une foire fermée. Mais la situation évolue et une étude de portée nationale pour évaluer la faisabilité des transferts monétaires comme réponses aux urgences, financée par le DFID, a été menée au premier trimestre de 2017. Les données de base ont été recueillies en mars 2017, dans 17 des 18 provinces que compte le Burundi. 

L’objectif de cette enquête était de collecter des données quantitatives et qualitatives auprès des différents acteurs dont les opérateurs sur les marchés des vivres et non vivres, des intervenants humanitaires et de développement, le gouvernement, les communautés des bénéficiaires, les institutions financières et services techniques en vue d’évaluer la faisabilité du transfert monétaire comme modalité d’assistance en situation d’urgence. De manière spécifique, l’étude a porté sur : i) la capacité des partenaires de mise en œuvre du TM, ii) l’acceptabilité du TM par le gouvernement et les communautés locales, iii) les questions de protection liées au TM, iv) la capacité technique et technologique des services financiers et v) la capacité du marché. L’enquête a été menée dans 96 collines des 16 provinces du Burundi (pour les composantes ii et iii), auprès de 7 organisations nationales et internationales avec l’expérience du TM comme modalité d’assistance (composante i), et dans 32 marchés de 17 provinces. Enfin, 6 institutions financières ont été interrogées sur leur capacité technique et technologique (composante iv). L’étude a été menée par deux consultants sous la coordination d’une équipe technique des 4 agences des Nations-Unies (PAM, UNICEF, OCHA et HCR).   

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